Topic-icon Extraits du journal d'Airannen

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il y a 7 mois 2 semaines #10036 par gogo
gogo a créé le sujet : Extraits du journal d'Airannen
Hello, dans ce sujet, vous allez trouver tout un tas d'extraits du journal d'Airannen. Il s'agit d'éléments de background ou de choses qu'on a joué qu'airannen a couché sur le papier dans l'optique que des gens les lise.
Vous pouvez donc considérer connaitre ces éléments de la vie d'Airannen en jeu, en tout cas tous ceux qui sont/ont été à Fassol'réb.

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il y a 7 mois 2 semaines #10037 par gogo
gogo a répondu au sujet : Extraits du journal d'Airannen
As’ann nous répondit qu’il avait deviné notre présence en ces lieux par nos odeurs respectives. Ce qui m’amena, je ne pus m’en empêcher, à poser la question suivante, si évidente et tellement importante : quelles étaient nos odeurs respectives ?
Nul doute qu’il s’agissait là d’un point fondamental qui allait diriger nos vies.
As’ann ne parut pas surpris de la question. Surtout venant de moi. Dernièrement, j’ai l’impression que les gens s’offusquent moins de mes questions sans intérêt ou décalées. L’habitude, probablement, mais peut-être aussi l’acceptation que ces questions, aussi futiles soient-elles, sont malgré tout intéressantes (note pour moi-même : tu rêves).

Et As’ann entreprit alors de décrire les qualités olfactives de chacun.

L’odeur de ██████ Céréon était un mélange de cuir, d’huile et de sueur. Pas étonnant, lui qui passait ses journées à s'entraîner et entretenir son arme. A l’évocation de la sueur, je ne pus m’empêcher de plaindre As’ann. Vivre dans un monde où l’on sent toute odeur, mêmes les plus désagréables, doit être difficile. Même si, cela étant dit, il doit quand même être habitué vu son âge. Que je ne connais toujours pas vraiment. Ce qui m’intrigue profondément. Passons.
Nefae sentait le parfum. Et le sucre. Je ne pus retenir un sourire à l’évocation des penchants fruités de mon héroïne. J'ajoutais sitôt un petit rire de sorte qu’elle profite de mon amusement. Falana avait une odeur très proche de Nefae, le sucre en moins. Très peu étonnant, vu leur proximité.
Filo sentait la nature. Littéralement. La terre, les arbres, une odeur très forte comme s’il n’habitait pas dans un chateau. Qui sait peut-être même ne dormait-il pas dans sa chambre mais préférait-il dormir sous les arbres avec Drag. Et il sentait un peu Drag aussi, d’ailleurs
Cassie sentait Cassie. Je dois avouer ma frustration à cette phrase, bien qu’elle fut parfaitement logique. As’ann a connu Cassie depuis son plus jeune âge, nul doute qu’il est capable de reconnaître son odeur d’entre mille.
Nina avait son propre parfum, évidemment, mais également une odeur de brulé (ce qui m’amusa également).
Et moi. “Airannen”, me dit-il, “tu portes l’odeur du sang”. Je ne m’étais jamais posé de question sur mon odeur corporelle, me lavant régulièrement, prenant soin de mes coupures, mais je fus quelque peu choquée par sa remarque. Je vais devoir me renseigner un peu plus sur les encens de Sôthis, les parfums m’étant quelque peu déconseillés.

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il y a 7 mois 2 semaines #10041 par gogo
gogo a répondu au sujet : Extraits du journal d'Airannen
Autres feuilles, autre histoire :

"Aujourd’hui, c’est 4 adversaires qu’elle affronte, tous revêtus d’armures et parés de divers ustensiles de mort.

Les porcs (ils en ont le visage) qui l’observent assis dans les tribunes de l’arène hurlent leur envie de voir couler le sang, cette masse informe qui se nourrit de violence et se complait dans sa propre crasse la repousse au plus haut point. Elle les hait tous. Elle ne se laissera pas abattre aujourd’hui, pas plus qu’hier ou les jours précédents.

Elle sent la colère monter, ancienne et fidèle alliée.


Elsamina s’élance.


D’un bond elle atteint le premier ennemi. Elle ne sait de quoi il s’agit derrière son casque, et peu lui importe à vrai dire. Avant qu’il n’ait le temps de se défendre ou de reculer vers les autres pour trouver un semblant de sécurité dans les nombres, elle le frappe au plexus du poing gauche, profite du fait qu’il se penche en avant pour le projeter au sol et lui écraser le cou d’un coup de pied bien placé.

Avant de ramasser sereinement les armes, épée courte et dague, de son adversaire suffoquant lentement, le regard posé sur les trois autres.

Si elle a pu profiter de leur séparation initiale, la suite s’annonce sous des auspices plus sombres et elle sent la peur poindre sous la colère. Et pour ne pas la laisser arriver, elle attaque.

J’assiste bouche bée à des échanges d’une violence et d’une force dépassant tout ce à quoi j’ai pu assister durant ma vie. Toute brutale qu’elle soit, la façon de se battre d’Elsamina est empreinte d’agilité. Elle bouge vite, virevolte autour de ses opposants, chaque appui, aussi minime soit-il est l’occasion de partir dans une tout autre direction.

Mais les 3 gladiateurs ne se laissent pas faire : ils sont bien plus aguerris que ceux qu’Elsamina a pu affronter auparavant, je le perçois. Leur défense est implacable : si elle virevolte, ils seront des roches, inébranlables, chacun assistant l’autre dans sa garde.

Elsamina s’épuise. Quelques entailles couvrent ses bras et jambes, rien de sérieux, autant qu’on en trouve chez ses adversaires. Sentant un répit, une pause, ils avancent. Leur attaque est coordonnée, ils ont déjà dû se battre ensemble auparavant, pense-t-elle. Elle craint à présent de ne pas pouvoir leur résister. S’ils avaient été désunis, elle aurait pu trouver une faille, mais là, rien ne laisse penser qu’ils relâcheront leur garde. Ils sont efficaces, froids, calmes. Professionnels.

Lentement, elle recule, et se rapproche dangereusement du bord. La présence des murs de l’arène, la proximité des cris de la foule contribuent à renforcer sa crainte, elle sent la panique monter. Alors elle hurle de colère, se découvre un peu, profite de l’adversaire le plus proche qui s’engouffre dans la faille qu’elle a laissé pour enfoncer son épée dans son bras, avant de reculer d’un saut pour éviter les coups des deux autres. Elle prend appui sur le mur et bondit.

Les temps ralentit. Les rictus haineux de la foule se figent en de vulgaires masques porcins, ridicules et effrayants. L’arène au sol recouvert de sciure, parsemé de ci de là de gouttelettes de sang. Le corps maintenant sans vie du premier d'entre eux, les mains autour de la gorge. Les trois autres, groupés, l’un se tenant le bras, les autres réagissant tardivement à l’élancée d’Elsamina. Et elle, au-dessus, à trois mètres du sol,

Elle lance son bras armé en direction du cou du troisième, dans l’espoir d’e toucher cette partie peu protégée. La lame s’avance lentement, puis rencontre la chair et s’enfonce, laissant jaillir le sang. Elle prie avoir touché une artère importante, avoir un opposant de moins. Elle ne voit pas cette lame partie tardivement monter vers elle. Mais elle la sent traverser ses chairs, lacérant sa cuisse..


Elsamina retombe lourdement, recule accroupie aussi vite qu’elle le peut. Sa jambe est presque inutilisable, le muscle totalement sectionné. Sans mobilité, elle doute avoir la moindre chance de survie, même si l’opposition est réduite à un homme valide, et un autre au bras blessé.

La panique est là, surpassant la colère. Ses yeux sont grand ouverts, son souffle rapide. Elle halète, elle tremble. En face, il inspecte la blessure au cou de son collègue, secoue la tête en direction de celui au bras blessé. Puis la regarde, plein de haine. S’approche, épée à la main, suivi de son comparse au bras en sang.

Elle essaye de se défendre du mieux qu’elle peut, mais bien vite son épée est projetée loin d’elle, la laissant à la merci de son adversaire.


Et le combat est interrompu.

Le despote qui préside en ces lieux vient de se lever et de mettre fin aux hostilités. Lui qui tant de fois dans le passé montra un pouce baissé pour ordonner à Elsamina de mettre à mort ses adversaires, aujourd’hui lève celui-ci pour lui laisser la vie sauve. Elle s’affaisse au sol, vidée de toute énergie, et prie pour une mort rapide.


Elle se réveille dans une cellule mal éclairée par quelques flambeaux agonisants, sur un sol recouvert de paille. Un odeur de sueur, d’urine et d'excréments dans l’air. Elle est toujours vêtue des haillons qu’elle portait pendant le combat et sa blessure n’a pas été soignée. La douleur est intense désormais, et elle irradie dans toute sa jambe. Chaque mouvement est une torture. Chaque battement de coeur fait pulser la douleur, et maintient le flot intarissable. Sans soin, cette blessure la tuera.

Ses mains et ses pieds sont cerclés de fers auxquels sont attachés des cordes. Elle commence à paniquer, craignant ce qu’on va lui infliger quand il apparaît devant elle.

Vêtu de noir, le maître des lieux entre dans la cellule. Comme ses compatriotes, il a un corps ylien, mais un visage de sanglier. Son expression est difficile à déchiffrer, ce qui tient beaucoup au fait que c’est la première fois que je vois quelqu’un de cette espèce. Mais il a l’air suffisant et répugnant, je trouve. Elsamina a peur de cet individu ; elle le déteste ; il la répugne.

Il s’approche d’Elsamina, prend son visage dans sa main. Lui crache dessus. Il sort un mouchoir et essuie son crachat. L’insulte. La cajole.

Elle va mourir, lui dit-il en enfonçant ses doigts dans sa bouche, tandis que de l’autre main il sort une lanière de cuir de sa tunique. Mais avant cela, il va l’offrir à des gens auprès de qui il a des dettes, ou seulement des gens près à payer pour disposer d’elle. Elle essaierait bien de s’étouffer avec son sang, de mordre sa langue, mais sa main est déjà là, elle est en son pouvoir.

Alors la colère revient, plus forte, elle mord de toute ses forces, sent ses dents percer la peau, trop peu. Il rit. Ecarte ses mâchoires d’une main assurée et place cette lanière qui l’empêchera de mettre fin à sa vie.

Il recule ensuite, et lentement, tire chacune des cordes et les attachent. Elle commence tout d’abord par avoir les bras étirés, tendus vers l’arrière, elle tombe. Puis la première jambe, et elle se retrouve à moitié en l’air, sa seule jambe blessée touchant le sol. Et enfin, elle pend accrochée par ses membres, à un mètre du sol.

Il remonte son corps, laissant traîner sa main le long de ses jambes, enfonçant ses doigts dans sa plaie. Elle hurle, se débat, trop peu. Elle n’a plus la moindre force. Il lui déchire les vêtements qu’elle a et elle se retrouve nue.

Elsamina a toujours été belle, mais l'obscénité de la situation enlève tout charme à son corps. Il apparaît blafard sous la faible lumière. L'hôte recule, et active un mécanisme qui ouvre un puit de lumière au-dessus d’elle. Une lumière bien trop forte s’abat désormais sur elle, renforçant la blancheur de sa peau, une lumière qui peine à la réchauffer dans la froideur des lieux. Il continue à la caresser, lui mord un sein au sang.

Elle pleure doucement.

Enfin, il quitte la salle, lui souhaitant de bons derniers moments.


Elle est seule, nue, pendue, sans dignité aucune. Sans espoir. Quelque chose meurt en elle à ce moment. Je suis sur le côté, témoin impuissant de ces horreurs. Et Elsamina tourne son regard vers moi et me parle.

“Souhaites-tu vraiment assister à la suite ?” Me demande-t-elle. Elle semble gênée que quelqu’un puisse assister à son supplice, elle souhaite conserver sa dignité et ne pas être vue… souillée.

Mais c’est une chose que je dois faire. Je ne souhaite pas le faire, mais j’en ai besoin. Le lien qui nous relie ne sera jamais complet si je n’y assiste pas. Je m’enfonce dans l’obscurité, m’enlace de mes bras et les serre dans mes poings, alors que le premier de ses nombreux tortionnaires s’avance."

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il y a 7 mois 2 semaines #10043 par gogo
gogo a répondu au sujet : Extraits du journal d'Airannen
D'ailleurs, si vous avez des questions n'hésitez pas à les poser : Airannen a écrit tout ça dans son journal, et repondra à toutes vos questions relatives à celui-ci :)

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il y a 7 mois 2 semaines #10044 par Stormbriga
Stormbriga a répondu au sujet : Extraits du journal d'Airannen
Je n'osais pas poster de peur d'être hors-sujet, mais j'adore tes aventures rocambolesque !

Miaou

Miaou!

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il y a 7 mois 1 semaine - il y a 7 mois 1 semaine #10052 par Masamune
Masamune a répondu au sujet : Extraits du journal d'Airannen
Précision, depuis la description d' As'ann, Nefae ne porte que des parfums fruités...

Ignite my anger with your delay
And punishment will come your way
Dernière édition: il y a 7 mois 1 semaine par Masamune.

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il y a 7 mois 1 semaine #10054 par Stormbriga
Stormbriga a répondu au sujet : Extraits du journal d'Airannen
As'ann* !

Pardon :)

Miaou

Miaou!

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il y a 7 mois 1 semaine #10056 par Masamune
Masamune a répondu au sujet : Extraits du journal d'Airannen
Je vois pas de quoi tu veux parler :whistle:

Ignite my anger with your delay
And punishment will come your way

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